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Concert spectaculaire : quand les ballets, l'opéra et les comédies musicales inspirent
Les concerts des grandes vedettes ne sont plus de simples récitals : ce sont des spectacles totaux, où la scénographie emprunte autant à l'opéra qu'au music-hall. Retour sur une contamination féconde.
La leçon des grandes scènes
Des ballets, le concert moderne a pris la chorégraphie : les danseurs qui entourent les têtes d'affiche répètent leurs tableaux avec la rigueur d'un corps de ballet, et certaines tournées embauchent directement des chorégraphes venus de la danse contemporaine. De l'opéra, il a hérité le sens du décor et de la machinerie : plateaux mobiles, changements à vue, jeux de rideaux et de lumières qui transforment une salle de concert en théâtre d'images. Des comédies musicales, enfin, il a retenu la narration : les setlists racontent une histoire, avec ouverture, actes et final.
Le disco, pionnier du concert spectacle
Les années 70 furent à cet égard une décennie charnière : les revues disco, avec leurs costumes, leurs escaliers lumineux et leurs troupes de danseurs, ont installé l'idée qu'un concert pouvait être une fête visuelle autant que musicale. C'est cet héritage que reprenait le spectacle D.I.S.C.O. aux Folies Bergère : moins un concert qu'une comédie musicale à tubes, où chaque chanson devenait un tableau.
Ce que le public y gagne
Cette surenchère n'est pas gratuite : elle répond à un public qui veut vivre un moment, pas seulement écouter des chansons qu'il connaît déjà. Le spectacle vivant l'a bien compris, et les frontières continuent de tomber : les artistes de variété s'entourent de metteurs en scène, et les maisons d'opéra programment des soirées pop. Tout le monde y gagne, à commencer par la salle.
